Lundi 27 novembre 2006
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Nous avons eu le privilège de visiter ce monument le 24 Octobre (je sais ça fait un bout de temps que j'aurais du poster ces photos, mais il m'en manquait pas mal, du temps, et mieux vaut tard que jamais). Il y a 600 ans, le 14 juillet 1420, les troupes hussites menées par Jan Zizka triomphèrent des croisés, envoyés par le roi de Bohème pour stopper la rébellion hérétique, sur cette colline. Immense et austère bloc de pierre fermé depuis bientôt quinze ans, il est sensé être le symbole de la nation tchècoslovaque, mais l'histoire a laissé des empreintes nazie puis communiste trop oppressantes sur lui pour qu'il suscite toujours la même fierté.Vous aves déjà pu en voir des photos dans certains albums, c'est le monument à la statue de 16 tonnes... Voici déjà une partie de l'entrée, avec un Liosha en forme! A gauche la lourde porte à deux battants.
Et voici la titanesque salle dans laquelle nous débouchons après cette porte. Les murs supérieurs sont ornés des blasons de toutes les familles tchèques et slovaques. Au milieu, c'est une chaise. L'influence communiste domine l'architecture de cette salle. Un des couloirs de gauche mène à l'ancien bureau ou se tenait les conseillers politiques et le président. L'équivalent de la Maison Blanche, mais en Tchécoslovaquie.
Nous descendons donc par la porte visible tout en bas de la photo ci-dessus pour arriver dans le mausolée lui-même. Ici devaient être inhumés les personnages célèbres du régime, de même que Klement Gottwald, le premier président communiste de Tchécoslovaquie. Même s'il en a été ainsi pendant quelques temps, sa momie a été déplacée car elle se décomposait. Toujours est-il que ce mausolée est totalement vide.
L'intégralité du mobilier est en marbre et en bronze. Sur l'encadrement des fenêtres sont gravées les noms de toutes les batailles de la seconde guerre mondiale.
Sous l'escalier que nous avons descendu après la salle principale, un autre caveau...
...tout aussi vide que les précédents. Les candélabres sont de véritables chefs-d'oeuvre, réalisés uniquement pour ce lieu, et malgré tout tombés dans l'oubli.
Beaucoup plus bas, dans les sous-sols du monument, on peut découvrir les tableaux qui régulaient la température de chaque pièce du bâtiment.
D'ailleurs certains intruments donnent vraiment l'impression d'avoir été figés dans le temps... bon la tasse de café fait un peu trop moderne dans le décor!
Au delà des panneaux de contôle, une cathédrale de tuyaux.
Et voici le moment magique sur lequel se clôtura notre visite... La plate-forme battue par les vents du plus haut point de vue possible au coeur de Prague.
En tournant la tête à droite...
et à gauche, le quartier Zizkov où j'habite. Pour plus de précision c'est environ une centaine de mètres en partant de l'église vers le point où la photo a été prise.
Après cette vue époustouflante, je pensais que plus rien ne pouvait nous émouvoir davantage. Et bien je me trompais...
A la sortie du monument, c'est un soleil mourant devant nos yeux et ceux du hussite de bronze qui nous attendait. Derniers instants du jour pour un monument oublié.
Par fabien
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Publié dans : Journal de Bord
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